La nouvelle guerre mondiale
ou comment ne pas se laisser vaincre par le terrorisme
« Si vous ne vous battez pas pour vos droits quand vous pouvez vaincre sans verser le sang, si vous ne vous battez pas quand la victoire est certaine et peu coûteuse, le moment viendra où vous devrez vous battre contre tout espoir, avec des chances de survie très minces. Et il y a pire : peut-être devrez-vous vous battre sans la moindre chance de vaincre, parce qu’il vaut mieux périr que de vivre en esclaves. »
Winston Churchill
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Certains espéraient, plus ou moins secrètement, que mon départ à Dakar m’assagirait quelque peu, ou tout du moins me calmerait dans mes idées et principes. L’ouverture au monde est-elle corrélée à l’adoucissement des mœurs ? Devient-on plus « coulant » quand on a bourlingué ? Vivre ailleurs renforce la tolérance ? Non. Comprendre des modes de vie et des habitudes n’induit pas une acceptation de ce qui nous paraît inadapté. Et me voilà désormais de retour dans le monde civilisé ; revenu le même, en pire.
Je suis parti en pensant que l’aide au développement n’était pas la solution pour l’Afrique. J’en reviens persuadé. A force de déverser de l’argent sans rien attendre en retour, on a complètement infantilisé le continent noir. Ils attendent l’ouverture du robinet de cash comme des bébés le lait de leur mère et ils nous culpabilisent avec nos crimes de la colonisation pour toujours obtenir plus comme les nouveaux-nés tapent du poing sur le sein !
Je suis parti en pensant que la colonisation n’était pas le crime absolu que l’on nous présentait. J’en reviens persuadé. Si Dakar n’est pas un champ de mauvaises herbes mais une ville en déliquescence, c’est par le fait de la colonisation. Si elle s’écroule petit à petit, ce n’est pas par manque de moyen (les moyens, on les leur donne) mais par incompétence. Le problème de la colonisation (outre les crimes qu’elle a engendrés et qui sont inacceptables mais pour lesquels l’Occident a fait contrition) est qu’elle reposait sur un postulat exécrable : la supériorité de l’homme blanc. L’Europe a confondu une organisation supérieure et race supérieur. La première lui donne un avantage comparatif, la seconde la détruit moralement. Mais il ne faut pas se voiler la face. L’Occident était et reste une civilisation plus avancée (pour une discussion sur le principe de supériorité de la civilisation occidentale, je renvoie mon cher lectorat à mon P.S. à la fin de cet article). En colonisant, elle a transmis une partie de son savoir aux autres régions du monde. Et ces nouvelles connaissances ont été bien mieux utilisées par l’Asie que par l’Afrique, pourquoi ? J’avance la théorie que l’absence de grandeur passée de la civilisation africaine (on ne va pas me sortir que l’Afrique a pondu de grands penseurs comme l’Europe, Aristote, Platon, ou l’Asie, Confucius) a créé un grand bond en avant de ce continent à l’arrivée des Colonisateurs. Ils sont passés du néant au développement. Du vide à la lumière des lampadaires. Ils n’ont pas connu les travaux forcés de la croissance. Alors que l’Asie a connu grandeur et déclin, a appris la valeur de la richesse, l’Afrique n’a eu que des extrêmes. Elle ne connaît pas l’importance du labeur, elle ne sait pas valoriser les biens alentours. Aujourd’hui, avec la passivité des gouvernements occidentaux, elle glisse petit à petit vers son état originel ce qui lui permettra peut-être de prendre la mesure des choses.
Je suis parti en pensant que seule l’entreprise crée de la richesse et, par conséquent, du développement. J’en reviens persuadé. Quand je vois les entraves au bon fonctionnement des sociétés privées (impôts dignes de
P.S. : Parler d’avancement de l’Occident est un tabou dans notre société pétrie de relativisme culturel. On a pas beaucoup évolué depuis le mythe du bon sauvage. Pourtant, l’homme premier (puisqu’on parle désormais de civilisation première plutôt que primitive) n’est pas exempt de passion. Il sait faire la guerre et pratique fort bien le barbarisme. Pire, il est bien possible que des délits mineurs chez nous entraînent là-bas des châtiments horribles. Un voleur de montre se fait bastonner au Sénégal. Un Sénégalais, habitant Saint-Louis, discourait sur la beauté de la vie au village. De cette harmonie simple et belle avec les petits plaisirs de la vie. Il affirmait que là résidait le vrai Sénégal, sa grandeur, sa magnificence. Seulement si tout était si incroyable dans la brousse, pourquoi est-il parti en ville ?