Dans à peu près 24h, je serai sur le pont d'embarquement. Non pas d'un navire qui à travers les flots m'emporterait - comme le raconte avec une pointe de nostalgie nos aïeuls - mais d'un airbus ou boeing, direction Dakar, Sénégal pour trois mois de stage à la Mission Economique.
A moi, la vie africaine, ce bruit, cette poussière, cette odeur, ce soleil, ces marchés, ces harceleurs/vendeurs bon marché, ces dents blanches émoussées sur visage noir sérieux et marqué, tous ces éléments absents de notre confort désinfecté. Certes, la pétillance de l'Afrique ne sera qu'entre-aperçu dans les déales de la métropole bien occidentalisé sénégalaise. Mais je promets d'aller chercher à Saint Louis, dans la brousse, en Gambie, dans les villages proches du Mali ou autres des éléments purement (si cela a un sens en dehors de notre imagination d'Européens) africains. J'essayarai de vous rendre compte dans la catégorie Mélopées africaines, de mes périgrénations, de mon ressenti, de mes sentiments, de mon vécu dans le continent noir.Je vous parlerai de l'ambiance telle qu'elle résonne en moi. J'évoquerai les rapports humains avec l'habitant qu'il soit nanti ou misérable. Je serai aussi fidèle que possible, fidèle non pas aux faits mais aux impressions. Je n'oublierai pas les négresses et leur jeu de séduction. Les plats, les plantes, les animaux et les grains de sable des plages de Dakar auront leur place. J'essayerai, car je sais que plusieurs y trouveront du plaisir et de quoi sourire, les autres peuvent zapper sur un autre blog, de tenir régulièrement mon carnet de voyage sans verser dans la banalité, en portant haut la poésie de la vie en Afrique, loin de toutes mes (nos) habitudes.
Voilà je pars, je pars avec des échos d'Elliott Smith dans la tête "I am in love with the world through the eyes of a girl". Puissent-ils dire vrai.